Écrire une nouvelle en 15 jours: mettre en forme le chaos dans un plan

Bonjour amis écrivains,

Voici la suite de la série sur la création d’une nouvelle en 15 jours. Nous allons nous intéresser à l’écriture d’un plan en fonction de la taille imposée de la nouvelle. Car entre une micronouvelle et une novella, il y a un monde! 😉

Vous souhaitez participer à des appels à textes ou des concours de nouvelles mais vous n’avez pas le temps? Vous voyez le concours au dernier moment? Vous n’avez pas d’idée? Kss… une nouvelle s’écrit en quinze jours, il suffit de laisser le doute derrière soi et d’appliquer une méthode sans se poser de questions. C’est ce que je vous propose avec la technique du «jeté de chat dans l’eau».

Le chat de gaston est vénère car on le jette à l'eau pour écrire une nouvelle

© Franquin

 

La recette alchimique

Nous avons vu précédemment comment acquérir de la matière pour ses personnages et son univers et comment se mettre un coup de pied aux fesses pour jeter le chat à l’eau. Vous trouverez le premier épisode ici:

  1. Écrire une nouvelle en 15 jours: jetez le chat à l’eau!

Maintenant,nous allons voir comment mettre en forme la matière brute et tisser le plan de la nouvelle en fonction de la taille qui vous est imposée.

J’utiliserai comme exemple deux nouvelles: celle du concours Georges Sand écrite sans douleur, et celle de l’appel à textes « Réalités » de la maison d’édition Realities Inc. Celle-là, j’en ai accouché dans la douleur (20Kmots quasiment un roman). Mais chacune m’a pris 15 jours.

Avant toute chose: C’est quoi une nouvelle?

Sous-titre: appeler un chat un chat

Avant de commencer avec les plans, j’aimerais qu’on se mette au clair sur les définitions car les différents types de nouvelles ne doivent pas être abordés de la même façon:

  • Micronouvelle: moins de 300 mots, ou 500 mots. Bref, c’est très court.
  • Nouvelle courte: moins de 3000 mots (entre 10 ou 15 000 signes).
  • Nouvelle longue: entre 3000 et 7500 mots ou même un peu plus.
  • Novella: au-delà de 8000 mots et avant 40 000 mots.
  • Roman: au-delà de 40 000 mots environ.

Cette classification dépend bien sûr du public. Par exemple, pour les jeunes enfants, un roman peut faire moins de 30 000 mots. En romance contemporaine, on a tendance à faire plus court qu’en fantasy, etc.

De plus, n’oubliez jamais de lire les textes gagnants des années précédentes pour comprendre ce qu’attend le jury et ce que ses consignes signifient réellement.

Ceci étant dit, revenons à nos moutons sur la méthode d’écriture dqune nouvelle en 15 jours. Nous en sommes à l’étape 4:

Étape 4: Trouver une chute qui chute (1 jour, si besoin, 1 semaine 😉

Sous-titre: Quitte à jeter le chat à la tête d’un lecteur, autant qu’il tombe de haut (le lecteur, pas le chat!)

Vous devez savoir qu’une nouvelle, c’est avant tout une «chute»? Qu’avoir une bonne chute fait 99% du travail pour séduire un lecteur? À ce stade, soit vous savez très bien comment doit finir votre histoire, soit vous n’en avez aucune idée. C’est pas grave car vous allez y remédier. Allez consulter cet article et revenez une fois que vous aurez votre chute:

C’est bon? Vous avez votre chute? Écrivons le plan maintenant. Oui, dans cet ordre 😉

Étape 5 : Le plan, enfin ! 1 jour ou 1 heure

Sous-titre: Chat mouillé craint l’eau froide

un chat mouillé avec une serviette est tout énervé, c'est un chat d'écrivain qui veut écrire une nouvelle!

J-7 (voire beaucoup moins si vous avez mis du temps à trouver la chute).

Le temps est venu de faire le plan. pas. Pour une nouvelle, c’est en général vivement conseillé. En effet, l’intrigue d’une nouvelle est subordonnée à sa chute. De plus, lorsqu’on a un nombre de caractères très contraint, il vaut mieux savoir exactement où on va et ne pas se perdre en digression ou en regardant les personnages tourner en rond (remarquez, même dans un roman, ce n’est pas très agréable ;).

La ruse du sioux: Construire l’intrigue sur la taille

Mon erreur récurrente dans les concours de nouvelles est d’oublier que l’intrigue d’une nouvelle est conditionnée par  sa taille! Nous allons donc non pas voir un type de plan mais plusieurs.

Le cas de la micro ou ch’ite nouvelle

Avec 1000 mots (grosso modo une page word), comme c’est le cas dans le concours aufeminin, on ne peut pas mettre en scène une histoire complète, hormis avec un style très raconté pas toujours le bienvenu (on en reparlera dans l’épisode 3). Donc la chute devient critique.

Avec moins de 500 ou 1000 mots (micronouvelle ou très ch’ite nouvelle), tout est donc subordonné à la chute. Chaque mot compte et ne sert qu’à dérouler le fil de l’idée. Essayez de surprendre votre lecteur dans les tous derniers mots. Ce qui précède n’a pour seule utilité que d’introduire la chute qui tombe comme un couperet en une phrase.

Avec moins de 300 mots, c’est même difficile de créer une chute (la fin percutante) qui devrait arriver en une phrase voire un mot. Ce qui compte c’est l’idée originale du texte.

Ici, chaque mot compte, soyez avare. Il nous faudra surtout être vigilant sur le style mais nous verrons cela dans l’épisode 3.

Le cas de la courte et méchante nouvelle: la méthode d’écriture

Avec plus de 1000 mots mais moins de 3000, on peut commencer à développer une histoire, à «montrer» des scènes, à entrer dans la sensibilité (émotions, action, ressenti. Mais cela reste assez contraint. Dans un texte court de ce type, on est tenu en haleine, on attend la révélation. La chute est très importante, cruciale, clef, ne nous décevez pas. Cependant, on a le temps de s’ennuyer, donc il est essentiel de donner de la texture à l’histoire avec des détails sensoriels et de la crédibilité dans les dialogues. C’est pour cela que nous avons travaillé nos fiches personnage et notre univers dans l’épisode 1.

Écrire son plan:

 Forte de ma longue expérience de mauvaise planeuse, j’ai retenu une chose importante pour faire un bon plan :

  1. Je le fais après avoir écrit ou relu la fiche de mon héros, le même jour, dans la foulée quand je suis encore dedans, quand je vibre encore de cette injustice/déception/drame qui a fait de lui ce qu’il est, quand je sais exactement ce qu’il veut et dans quel univers il évolue.
  2. Lorsque j’ai finit ma phase d’écriture automatico-compulsive du plan originel, je le copie-colle dans un nouveau document et je l’épure. Cela va sembler stupide, mais je pense qu’avoir un document séparé par étape, c’est important pour s’y retrouver. Cela permet de faire du double écran et d’avoir les informations en parallèle au lieu d’être obligé de scroller et d’oublier où on en était. Évidemment, Scrivener c’est bien aussi 😉
  3. Puis j’attaque une autre fiche perso, j’écris le synopsis par ses yeux et je m’en sers pour modifier le plan en fonction de ses réactions, et ainsi de suite (méthode flocon).
  4. Puis je m’attaque à un autre perso qui rigole pas.
  5. Puis un autre… (c’est la méthode du flocon d’écriture de romans)

Comment être sûr que le plan de sa nouvelle sera court?

Avec l’expérience, je dirais que les règles pour fitter dans les clous d’une courte nouvelle sont :

  1. Limitez le nombre de personnages pour que ceux qui restent soient quand même bien campés. Dans le cadre d’une courte nouvelle, n’allez pas faire la fiche de 10 personnages! Sans compter la perte de temps, vous risquez de vouloir mettre trop de détails et de ne jamais tenir votre plan dans les clous. Vous pouvez vous contenter de la volonté de votre héros et de son antagoniste ou partenaire pour bâtir votre plan (voire, celle d’un tierce trouble fête).
  2. Pensez chute, chute, chute. Le but ultime est d’arriver à la chute. Que tous les événements aient un sens qui conduit inexorablement à cette conclusion surprenante.
  3. Limiter les changements de lieu et de temps si possible. Néanmoins, dans ces cas là, l’exposition pure et dure fait des miracles 😉 On en reparlera dans l’épisode 3 avec les différents styles de plume. Enfin, tout de même, évitez les aller-retours entre les différents lieux et situations. Soyez efficaces.
  4. Surtout, concentrez-vous sur le cœur de l’histoire.

Tout ce qui ne cadre pas avec la chute et le thème, tout ce qui n’est pas essentiel, finira par dégager. Vous verrez! Autant que ce soit à l’étape du plan que le jour de la deadline quand vous aurez 50% de votre texte à couper en une heure. J’appelle cela un marathon coupe franche, cela se fait, j’y suis habituée mais c’est douloureux, croyez-moi! Donc… à la trappe, à la trappe.

Mais c’est quoi le cœur de l’histoire?

Certains vous diront, c’est évident : « C’est ce qui sert le thème ! » « C’est l’intrigue principale qui mène à la chute ! » Mais pour moi, rien n’est évident et tout s’apprend dans la douleur et l’expérience. C’est pourquoi, je voudrais illustrer cette partie par un exemple.

Exemple sur mes nouvelles:

Pour la nouvelle « Réalité Morcellée », du concours Georges Sand, j’avais énormément de choses à dire mais j’étais contrainte à 15000 signes (un tout petit peu plus de 3000 mots). J’ai donc décalé le temps de travail vers la phase amont de conception des personnages et surtout la phase d’élaboration du plan. Bref, j’ai laissé le champ libre à mon cerveau rationnel. Je l’appelle Casse-Petons:

Entre le moment où j’élaborais l’univers et le moment où j’ai réellement écrit le plan, j’ai dégagé la moitié des éléments de contexte que je voulais placer. Dans ce cas précis, j’ai supprimé tout ce qui avait trait au passé d’alchimiste de mon héroïne (recyclée d’un projet de roman). J’ai abandonné l’idée même de parler d’alchimie alors que c’était l’envie de départ!  Finalement, l’histoire tenait la route sans cela. J’ai limité au stricte minimum la backstory de la famille de l’héroïne. J’ai supprimé la dernière scène où elle devait se venger et déclencher la chute (une révélation). Car finalement, la révélation pouvait intervenir autrement. J’ai aussi supprimé une scène avec son père, qui « montrait » qu’il ne l’aimait pas et accessoirement qu’elle était un enfant illégitime. Mais était-ce vraiment utile qu’elle soit un enfant illégitime ? Donc, supprimé.

Mais c’est dur de couper certains passages auxquels on est attachés. Alors, avant de commencer la rédaction, j’ai regardé mon plan entre 4 yeux et j’ai surligné en jaune toutes les parties non essentielles au cœur de l’histoire. Après avoir posé par écrit la première scène qui m’avait déjà pris quelques 1500 signes, j’ai tiré la sonnette d’alarme et définitivement supprimé les parties en jaune malgré mon attachement (notamment la scène qui montrait qu’elle était un enfant illégitime, je l’avais mis en jaune celle-là ;).

En résultat: lorsque j’ai fini mon premier jet, j’étais à 20 000 signes. Juste 25% à couper, un miracle pour moi ! En général je tourne à 50% de trop. ^-^

Comment savoir ce que donnera son plan une fois écrit?

Avec le recul, dans mon cas, je dois compter 1000 à 2000 signes  pour une scène (i.e. une  ligne de mon résumé). Donc, une histoire qui se passe en 4 temps fera une nouvelle de 8000 signes max.

Enfin, c’est ma moyenne. Cela dépend du niveau de détail de votre résumé et du niveau de détail de votre écriture. Si vous faites des résumés très longs et que les descriptions ne sont pas votre tasse de thé, vous serez sûrement à 500 signes par ligne de résumé. D’où l’intérêt de faire de nombreuses nouvelles à la suite pour vous connaître.

Perso, je préfère limiter les scènes que limiter le niveau de détail de ma prose. Écrire une histoire comme on écrit un synopsis ne m’intéresse pas. C’est pourquoi je suis si nulle avec la micronouvelle et que mes plans donnent de longues bestioles qu’il faut tailler en phase de relecture.

Bref, apprenez  à vous connaître!

Le cas de la longue et gentille nouvelle (gentil n’a qu’un œil!)

Au -delà de 3000 mots, nous sommes toujours dans le monde de la nouvelle pur et dur (subordonné à la chute) mais on peut se lâcher un peu sur le développement des personnages et incorporer un sous-thème; on peut se permettre de présenter plus de personnages et de « montrer » des tranches de vie. Bref, c’est une nouvelle avec un peu moins de pression sur l’efficacité. C’est pourquoi avec les nouvelles longues, vous pouvez vous permettre de raconter une véritable histoire et que la chute n’est plus si cruciale. Mais elle reste importante! Quand on juge une nouvelle, la moitié des points sera toujours attribuée à la chute. Car, par définition, la nouvelle, c’est une chute. Donc ne la négligez pas.

Autre point important, lorsque on a plus de 3000 mots, on se met souvent moins la pression sur la taille. Mais méfiez-vous! À un moment, le lecteur perd son haleine car la fin se fait attendre. Si vous n’avez pas pris soin de l’accrocher avec des personnages plein de volonté ou des enjeux, vous le perdrez en route! Je voudrais vous parler de mon expérience dans le comité de lecture de l’Indé Panda, le magazine de nouvelles qui promeut les livres indépendants (si vous êtes un auteur indé, participez!).

Une des erreurs que je ne pardonne pas en tant que lecteur, c’est le complexe du Petit Poucet. Ces longues nouvelles de plus de 3000 mots où l’univers est à peine ébauché, où les personnages sont peu travaillés et où tout ce petit monde erre sur plusieurs pages en semant des cailloux jusqu’à… la chute! Qui sera géniale (ou pas). Ne faites pas bailler votre lecteur. Si il décroche avant la fin de la nouvelle, il ne lira jamais votre chute. Si vous ne savez pas quoi dire d’autre que votre chute géniale, ne traînez pas à la ligne, faites court.

Si vous voulez vraiment faire long, prenez-nous aux tripes avec des personnages qui ont un but, un problème à régler, un besoin, un désir, un rêve… quelque chose qui soit donné dès le début.

Bref, pensez votre intrigue en fonction de la taille mais même si on vous donne du mou, n’en abusez pas. Un lecteur, et à plus forte raison un jury, se lasse très vite.

Le cas de la novella:

C’est un monde étrange la novella (plus de 7 ou 8000 mots). On attend une fin percutante, un peu comme une nouvelle. Mais le fait que le texte soit très long rend nécessaire d’utiliser les techniques d’accroche du roman car sinon, le lecteur n’arrivera jamais jusque la fin. Il nous faut de très bons personnages, un univers réaliste, du suspense, etc. Vous ne pourrez donc pas couper aux fiches (fiche personnage, fiche univers, etc.).

Dans le cas d’une novella, la méthode de création d’un plan est celle du roman.  Voyez plus haut par exemple la méthode flocon qu’on fera avec tous les personnages. Vous pouvez aussi consulter l’article dédié aux différents types de plans.

La structure de la novella ressemble à celle d’un roman. On est dans le schéma:

  1. Mise en place de l’univers, des personnages et ouverture des questions d’accroche (environ un quart de la taille de l’histoire)
  2. Développement de l’intrigue et de la psychée des personnages (la moitié de l’histoire)
  3. Résolution des questions posées. (dernier quart de l’histoire)

J’ai tendance à finir mes novella sur un choix cornéliens ou sur une décision qui change tout dans la vie du personnage, ce sont des fins ouvertes. Mais vous pouvez aussi conclure votre histoire comme dans un film américain (toutes les questions sont résolues). En effet, après plus d’une heure de lecture, le lecteur a besoin d’un sentiment de satiété.

Exemple sur mes nouvelles:

J’ai échoué à l’appel à texte «Réalités» avec ma novella de dark fantasy. Sachant que j’avais le droit d’aller jusqu’à 150000 signes (le rêve *-*), je n’avais pas de raison de me stresser  et j’ai laissé la bride sur le cou à Muse. Ta da!

Erreur!

J’ai pris mon temps pour introduire le monde, pour poser mon héros, un jeune garçon démon qui découvre la société des hommes. J’ai pris mon temps pour poser la situation de départ, trop de temps. J’ai eu un gentil retour de Tesha, l’éditrice:

«Plus précisément, l’univers a été un coup de cœur pour certains membres du comité, mais d’autres ne sont pas rentrés dedans. À titre personnel, je pense que ça tient au début où l’univers apparaît par petites touches, surtout dans les pensées du protagoniste, mais on navigue tout de même en eaux troubles pendant un bon moment.»

Tout à fait. De plus, les enjeux étaient mal posés dès le départ. Mais le vrai problème, c’est que cette histoire comportait une lacune impardonnable pour ce qui reste un «mini roman»: des personnages mal travaillés.

Je n’ai fait que deux fiches de personnages, donc deux plans dans la méthode flocon? Même pas. J’ai commencé le premier plan, puis, arrivée au moment où mes personnages principaux se rencontrent, j’ai abandonné.  Je trouvais cela arrogant à ce stade, alors que je ne connaissais aucun des autres personnages, alors que je n’étais même pas sûre de mon univers, de vouloir figer l’histoire. Je savais où je voulais aller, quelle magnifique scène de fin je voulais (décision qui change une vie), quelle morale je comptais transmettre, cela me suffisait. De plus, je commence à avoir un minimum d’expérience des plans fuckés. Je me doutais bien que cette vague idée de plan que j’étais en train d’étoffer allait se prendre une claque alors à quoi bon perdre un temps précieux ?

Résultat, mon héros tourne en rond, ses relations avec son mentor ne sont pas claires, mon personnage féminin est tout plat et fait office de «love interest» et un personnage secondaire a perturbé l’histoire, même si ce dernier point n’est pas plus mal 😉

Maintenant, soyons honnête, j’étais à J-6 (dans les 6 on compte la semaine travaillée). J’ai un peu paniqué pour la dead line et je me suis lancée dans la rédaction trop tôt. Quand je vous dis qu’une nouvelle s’écrit en deux semaines, ce n’est pas tout à fait vrai pour une novella. Je l’ai fait, mais j’ai pondu une longue bouse. ^-^

Pour ma nouvelle de screampunk à paraître aux éditions Lune Écarlate (50000 signes, 10000 mots), j’ai direct commencé dans l’action pour éviter l’absence d’accroche, j’ai soigné mes deux personnages principaux et effectués des recherches approfondies sur l’univers.

À vos plumes!

un stylo plume sur une feuille couverte d'écriture

422737 / Pixabay

Vous savez que la théorie ne vaut rien sans la pratique? Sachant que les différences entre ces types de nouvelles ne sont pas évidentes, j’aimerais qu’on joue à un petit jeu.

  1. Choisissez une de vos anciennes nouvelles ou inventez en une vite fait (voir cet article si vous n’avez pas d’idées)
  2. Écrivez son plan pour en faire une micronouvelle (ne gardez que l’essence!)
  3. Développez cette essence pour faire le plan d’une nouvelle classique (creusez un peu la volonté du héros et d’un autre personnage clef, développez le thème, montrez des scènes)
  4. Imaginez ce que votre idée donnerait en novella (creusez les relations entre les personnages, créez une accroche avec des enjeux forts et faites croître votre héros spirituellement…). Faites un plan très macro.
  5. Prenez une ligne au hasard de chacun de ces plans et écrivez la scène qu’elle décrit.
  6. Regardez combien de mots cela vous fait dans chacun des cas.

L’idée de cet exercice est de vous faire prendre conscience de la taille qu’aura votre produit fini à partir d’un plan. Plus vos plans auront une taille réaliste, plus vous gagnerez de temps en phase de réécriture. Quand on a que 15 jours pour pondre une nouvelle, mieux vaut ne pas se planter sur la taille!

Voilà! Dans le prochain article, nous travaillerons le style pour les formats courts et verrons comment nous immerger pour écrire vite:

En attendant, comme d’habitude, écrivez-moi ici si vous voulez des conseils plus personnalisés ou que je traite une question précise dans un article. Et pour en savoir plus sur la plume et le retravail d’une histoire, n’hésitez pas à télécharger mon livre: «Comment polir son roman pour en faire un diamant».

Bonne chance à vous dans vos projets! ^-^

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Posted in conseils d'écriture, Légos
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Je m’appelle Ghaan

Ghaan

l'Écrivain Alchimiste qui vous aide à transformer vos histoires en or. À force de travail, j'ai compris que l'écriture est un Art Alchimique, un savant mélange de créativité, de méthodes et de confiance en soi. J'ai réuni mes conseils les plus efficaces dans un livret gratuit:«Comment polir son roman pour en faire un diamant».
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