Comment survivre à une critique ou à un commentaire deux étoiles… puis progresser!

Bonjour amis écrivains,

Cet article s’insère dans le cycle sur Muse. Il aurait dû arriver à la fin mais je viens de me prendre un commentaire deux étoiles sur Amazon et… ouf! La critique fait mal. Mais j’ai survécu et j’ai plus de motivation que jamais! Comment j’ai fait? La méthode consiste simplement à faire la distinction entre soi et son histoire, entre le fond et la forme de son roman mais aussi entre les trois cerveaux du lecteur. Oui, oui, ils sont trois dans sa tête :  Alice, Cthulhu et Vé. Accessoirement, vous comprendrez aussi pourquoi la dark romance a autant de succès. Ah? Vous êtes curieux, là? C’est un coup de «Vé». 😉 Lisez, vous allez comprendre.

Le principe alchimique

Déjà, sachez que j’aimerais aller au-delà des messages d’encouragements que vous donneront vos copains quand vous posterez sur Facebook: «J’ai eu un commentaire deux étoiles, ouiiin!!!». Car la plupart sont faux. Si si, on peut plaire à tout le monde (ou au moins, leur faire reconnaître notre valeur et éviter un commentaire deux étoiles). Et non, la personne qui vous a critiqué n’est pas foncièrement méchante. Bon, elle est pas très sympa non plus, je vous l’accorde. Sauf que pour elle, vous n’êtes qu’un illustre inconnu; elle n’a aucune raison d’être sympa! Mais elle n’est pas «méchante». De son point de vue: elle a raison. Le problème, c’est que ce n’est pas la bonne partie de son cerveau qui s’exprime.

Ne croyez pas que notre cerveau est un tout cohérent. Nous sommes tous un assemblage hétéroclite de groupes de neurones qui agissent chacun de leurs côtés. Je ne suis pas prof de bio donc je vais rester à un niveau très simple et peut-être totalement faux scientifiquement mais ce n’est pas le plus important. Sachez juste que dans l’esprit de votre lecteur, il y a trois personnages:

Alice, le cerveau imaginatif, celle qui s’immerge, qui ressent:

La Chose, Ça, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom… Je l’appelle Cthulhu par souci de simplicité. C’est l’esprit critique du lecteur:

Tant que Alice est seule en jeu, tout va bien. Mais parfois, Cthulhu se réveille et là… vous perdez le lecteur. Il va analyser et déchirer votre histoire. Qu’est-ce qui empêche Cthulhu de se réveiller? C’est un troisième personnage que je viens de découvrir et que je nomme «Vé». Vous allez comprendre pourquoi plus tard. Aparté: Je garde le suspense, technique narrative bien connue! 😉

Ainsi, les interactions entre Alice, Cthulhu et Vé sont le principe qui sous-tend tout: pourquoi certains lecteurs décrochent et pas d’autres, pourquoi certains raccrochent, pourquoi certains se montrent particulièrement méchants dans leurs critiques, etc.

La recette alchimique

Nous allons donc voir les étapes pour faire d’une grande douleur — deux étoiles!!!! snif ;-; — une force. Pour cela nous allons faire la part des choses en nous et dans le cerveau du lecteur. Puis, une fois que le processus qui a eu lieu dans l’esprit du lecteur sera disséqué, nous allons voir comment nous améliorer et retrouver la gniaque!

Étape 1: faire la part des choses en nous

C’est le quart d’heure: Chouchoutons Muse. Déjà, si une critique vous dit que votre histoire est naze, ne le prenez pas pour vous. Car ce qui vient véritablement de vous, c’est l’étincelle première de l’histoire. Or, une étincelle est forcément belle. Donc, ce qui vient du plus profond de vous ne peut pas être remis en cause. CQFD (ce qu’il fallait démontrer).

Après, il est possible que sur certains commentaires détaillés et assez constructifs, une petite voix vous dise: «La critique a peut-être raison?» Oui, sur la forme. C’est simplement la forme qui à certains endroit peut poser problème. La forme est toujours perfectible. C’est comme ça pour TOUT LES ÉCRIVAINS, vous n’allez pas en faire un drame, non?

Ensuite, ne vous formalisez pas pour le ton méchant de la critique. vous devez savoir que ce n’est pas Alice, le gentil cerveau imaginatif, qui rédige les critiques. C’est Cthulhu, le cerveau rationnel. Et quand il critique, Cthulhu ne parle pas, il aboie. C’est normal, vous avez vu sa tête?

Franchement, vous n’allez pas vous mettre à pleurer car un petit bonhomme vert avec une sale tête vous a aboyé dessus?

Allez, souriez! Tout va bien, je vous dis. ^-^

Étape 2: faire la part des choses dans le cerveau du lecteur

Je vous l’ai dit, votre lecteur n’est pas foncièrement méchant. Par contre, la personne qui vous arrache sur une critique ne vous voit pas comme un être humain mais comme un illustre inconnu. Elle se contrefiche donc de vous faire mal. Pourtant, il ne faut pas la diaboliser, il faut tenter de rentrer dans sa tête pour comprendre pourquoi elle est si en colère.

L’imagination et l’esprit critique

Le lecteur plonge dans votre histoire par l’intermédiaire de son cerveau imaginatif: Alice. Alice passe dans l’autre monde. Elle ressent l’univers comme si elle y était, elle entre dans le cœur des personnages et prend leurs émotions pour elle.

Bref, Alice est la gentille, elle vous suivrait au bout du monde. Le problème est que parfois, une phrase ne va pas, un lieu change de nom, ou pire, un personnage fait quelque chose de pas cohérent. Là, un autre personnage entre en scène. C’est Cthulhu, l’esprit critique. Il se réveille et fait ce qu’il sait faire: critiquer. Cthulhu est un monstre venu d’une autre dimension, il ne ressent rien, rien du tout. Pire, dès que Alice veut rerentrer dans l’histoire, il l’en empêche en lui montrant des petites choses parfois insignifiantes: «Tu as vu? Elle a mis une virgule au lieu d’un point virgule. Une virgule!!!». Bref, le lecteur décroche.

Bon, parfois, la Chose a raison. Mais toujours est-il qu’une fois réveillé, Cthulhu est très dur à rendormir. Et même s’il se rendort, il ne dormira que d’un œil. Et si on le réveille plusieurs fois, alors, il ne se rendormira jamais. Tout du long de votre histoire, il empêchera Alice de repartir dans votre monde. Résultat, le lecteur lit avec une distance. Il ne ressent rien. Il décroche définitivement. Il peut même fermer le livre avant la fin.

Ainsi, votre histoire peut être très bonne dans le fond. Mais il suffit qu’une petite chose sur la forme ait réveillé Cthulhu, pour que tout passe à la trappe. Mais tout. Et surtout l’élément le plus important: l’émotion. Et ça, ça fera très mal, et cela peut venir de pas grand chose, de quelques petits points de forme (ou de belles incohérences 😉 Certains lecteurs ont un Cthulhu plus gros que les autres.

Exemple dans Mira:

Je reviens sur la critique assassine de Mira la Bataille de l’Eau. Lisez-la, je n’ai rien à cacher. Ce qui ressort en premier est le caractère changeant de l’héroïne. En vérité, ses réactions sont incohérentes, je le sais.

Les hommes passent au dessus du caractère incohérent de Pashka en se disant: «C’est une bonne femme, quoi!». Ils passent au-dessus car ils attendent le gros combat de la mort qui tue que toute histoire de super pouvoirs promet. Et de ce côté là, Mira tient sa promesse donc tout va bien. Le côté triangle amoureux ne les déçoit pas. Ils s’attendaient à un truc du genre de la part d’une nana.

Ce sont uniquement les femmes qui sont déçues. Pourquoi? Car lorsqu’elles prennent conscience de l’incohérence dans le caractère de Pashka, elles décrochent et rien ne les raccrochent. La super bataille en elle-même ne suffit pas, voire, les fait fuir encore plus. La promesse n’est pas tenue.

Pourtant, et c’est très intéressant, certaines lectrices passent totalement, mais totalement au dessus du caractère mal fichu de Pashka. Pourquoi? C’est un coup de Vé. Il retient Alice en otage:

Un monstre mi-homme, mi-reptile prend une petite fille en otage sur un vieux comics de la série de SF V. En fait, c'est Vé, le cerveau reptilien, qui prend Alice, notre cerveau imaginatif, en otage.d une petite en otage

Qui est Vé?

Vé est notre cerveau reptilien. Je pense que celles qui ne remarquent rien de rien des incohérences de Pashka ont en fait l’esprit ailleurs. Elles regardent Aksel (l’autre personnage masculin du triangle amoureux). Il est beau et mystérieux et elles attendent une scène bien précise avec lui. Enfin, ce n’est pas elles qui attendent, c’est leur cerveau reptilien. Notre cerveau reptilien est avide de sensations fortes. Il aime le sang et le sexe. Oh! Ne rougissez pas! C’est comme ça! On est des animaux. Le sexe et la mort nous fascinent car ils sont liés à notre survie. Donc, si certaines lectrices passent au dessus, c’est un coup du cerveau reptilien. Je l’appelle Vé, en hommage aux Visiteurs, moitié hommes, moitié reptiles. Vous savez? «V»? La série télé de mon enfance! Oups! Je viens de balancer mon âge…

La puissance de Vé

Vous avez dû me trouver horriblement sexiste, non? Dire que les lectrices qui ne voient pas l’incohérence de Pashka veulent juste coucher avec Aksel… Non, en fait, elles veulent surtout le comprendre. C’est là que réside le véritable pouvoir de Vé.

Je vous ai montré un bien horrible tableau de Vé. Un reptile qui n’aime que le sexe et le sang. Mais c’est faux. Le seul vrai centre d’intérêt de Vé, c’est la survie. Et pour notre cerveau primitif, la survie passe avant tout par une chose: il faut préserver nos liens dans le groupe. Pour ce faire, il faut comprendre les gens, et surtout, les forts, les chefs. Il faut être capable de mieux réagir pour ne pas être banni du groupe. Car, dans la préhistoire, être banni du groupe signifiait: LA MORT. Je ne vais pas vous faire toute la démonstration, mais sachez juste que Vé sort son lasso dès qu’il se pose des questions sur les motivations d’un personnage. Il l’envoie sur Alice et la retient prisonnière de l’histoire. Cthulhu aura beau tirer pour la ramener dans le monde réel, Vé est le plus fort.

Bref, c’est pour cela que beaucoup de lectrices oublient Pashka lorsqu’elles sont face à Aksel. Elles veulent le comprendre. Accessoirement, Vé sort aussi son lasso lorsqu’on lui promet du sexe et du sang, mais bon… Prenez bien la chose en vous disant que cela aussi est très lié à la survie. 😉

De manière générale, certains lecteurs s’en contrefichent de la cohérence, des fautes. Ils veulent surtout ressentir et comprendre l’autre, aussi fou soit-il. Ils ont un Vé surpuissant. Ainsi, toutes les bêtises que vous pourrez faire vous seront pardonnées sans même en avoir conscience.  C’est pour cela que des livres tout moisis d’un point de vue rationnel peuvent aussi susciter l’engouement.

Maintenant, vous savez aussi pourquoi la dark romance a autant de succès même quand elle est mal traduite de l’anglais ou quand le scénario semble totalement, mais totalement improbable. La dark parle directement aux trois grands besoins de Vé: le sexe, le sang et le social. Triple S. le plus grand rang chez les super héros, la puissance absolue. Pardon, je m’égare.

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Plus l’espoir est grand, plus la chute est amère

OK donc, un défaut de forme a réveillé Cthulhu et comme Vé n’était pas là, il a ramené Alice dans le monde réel. Le lecteur décroche et il ne peut pas apprécier l’histoire. Alors il vous tacle méchamment sur Amazon ou sur un blog.

Bon, personne n’est vraiment méchant, à part les sociopathes, mais ceux là ne lisent pas beaucoup de romans. Donc, personne qui écrit une critique deux étoiles n’est vraiment méchant. Dans mon cas, la critique pense que l’histoire avait du potentiel, elle en attendait beaucoup mais elle a décroché!

C’est terrible! Vous imaginez ce que sa petite Alice a dû ressentir? ;-;

Plus sérieusement, la promesse d’immersion et d’émotion n’a pas été tenue. Sa déception est forte. Ainsi le sentiment qu’elle ressent en contrecoup est fort lui aussi. Elle est très déçue. Donc forcément, son commentaire est très dur (mais aussi très constructif! merci illustre inconnue 😉

Je soupçonne aussi que sa déception est très grande car elle attendait une finalité pleine de sens et qu’il n’y en a pas. L’histoire finit mal et elle est absurde. Car la vie est absurde. La lectrice attendait du sens. Il n’y en avait pas. C’est voulu. La morale de l’histoire est juste: «Les enfants soldats, c’est pas bien. La guerre, c’est pas bien». Tout ce que je voulais c’était susciter l’émotion, la douleur face à l’absurdité et la cruauté du monde. Mais comme elle a décroché, elle n’a rien ressenti. La fin ne peut pas fonctionner sur elle. Elle finit donc avec rien dans les mains. Elle est encore déçue.

Ainsi, je voulais juste vous dire que la violence des commentaires n’est pas liée à la forme de votre histoire. C’est lié à la promesse. En fait, plus une personne est déçue, plus cela signifie que votre promesse était forte. Et ça, c’est un point très positif. Très.

Après, tenir ses promesses, c’est une affaire de forme! Nous allons voir comment profiter d’une critique pour progresser.

Étape 4: en mode fight

Déjà, séparons le grain de l’ivraie. Entre les insultes de Cthulhu, il y a forcément des critiques constructives, que vous pouvez utiliser. S’il n’y a aucune argumentation dans le commentaire, oubliez cette critique. Cherchez en une autre, aussi méchante mais constructive celle-là. Oui, cherchez! Nous avons besoin de nous faire mordre par le Cthulhu de nos lecteurs pour progresser.

La technique d’analyse: faites appel à Casse-Petons

Nous avons vu que le fond est inattaquable car c’est une étincelle et CQFD. Nous avons vu que l’idée, la promesse, est bonne vu que la personne est déçue. Maintenant, attaquons-nous à la forme. Et soyons vache. Car la forme, ce n’est pas vous. La forme, ça s’améliore toujours. Soyez toujours tout doux avec Muse mais sans pitié avec votre technique. Votre but est de progresser. Qu’importe ce que vous avez écrit dans le passé progresser.

Pour faire cet exercice, nous allons chercher cette fois votre propre cerveau rationnel, que j’appelle Casse-Petons car la bête est Casse-Pieds.

Lisez donc la critique en gardant à l’esprit tout ce que je vous ai dit pour garder la tête froide. Analysez chaque partie en vous posant ces quatre questions:

  1. Quel point de forme est remis en cause?
  2. Comment je peux l’améliorer dans cette histoire?
  3. Cela n’impactera pas trop fortement d’autres éléments de l’histoire?
  4. Ai-je vraiment envie de faire cela? En ai-je la force? Tendez l’oreille pour écouter Muse.
  5. Comment je peux mieux me préparer pour ne pas faire cette erreur dans ma prochaine histoire?

Exemple dans Mira:

  1. Dans son commentaire, la lectrice remet en cause en premier lieu le caractère de l’héroïne. Ce caractère est changeant, assez insaisissable et n’ayons pas peur des mots: incohérent.
  2. Je pourrais tout bonnement supprimer le triangle amoureux. Et voilà!
  3. Mais alors, je perdrais quelque chose qui accroche très fort certaines lectrices (tout le truc sur Aksel et le Vé).
  4. Argh! J’aime les triangles amoureux et l’ambiguïté d’Aksel, c’est ce qui me plaisait à moi. Et puis, il faudrait trouver un autre moyen de le faire parler de lui?  Et puis, j’ai toutes ces histoires à retravailler, toutes ces autres à écrire… La réponse est NON.
  5. Pour améliorer mes prochaines histoires, je devrais faire des fiches personnages très détaillées. Mais surtout, je devrais trouver un moyen de bien montrer la progression psychologique des personnages. Le côté «indécis, agaçante, voire un peu égoïste» de Pashka, n’est pas un problème en soi. Elle aurait tout à fait le droit de l’être. Le problème est qu’elle n’évolue pas. Et ça… c’est très graaave pour Vé! Notre cerveau reptilien veut que les personnages progressent pour que lui même progresse et améliore sa capacité de survie.

Garde fou

La forme est toujours perfectible. Lorsque vous recevez une critique très dure, posez-vous une question: «Est-ce que cela m’apportera quelque chose de retravailler encore la forme de cette histoire?» Parfois, il faut aussi prendre note pour l’avenir. J’ai compris que je devais faire des fiches personnages et m’attacher à leur progression psychologique. Ce n’était pas le cas dans Mira. C’était une erreur. Mais cette histoire a maintenant trois ans. Elle a été écrite sans préparation sur un coup de tête. J’ai déjà fait ce que je pouvais pour l’améliorer. Dois-je encore perdre mon temps dessus alors que j’ai plus d’une centaine d’histoires qui me brûlent les doigts et le cœur et qui méritent tout autant d’être écrites?

La réponse est non. Je sais ce qui ne va pas sur Mira mais je ne la réécrirai pas. C’est mon choix personnel. À chacun de faire le sien en fonction de son attachement à son roman et surtout, de ses autres projets. Je me suis contenté d’écrire une nouvelle, bien plus réussie, sur le passé de l’héroïne. Là, j’essaie de donner une explication à son caractère inconsistant et son rapport aux hommes. Lisez-la si vous le voulez, elle a été publiée dans l’Indé Panda. Le magazine est gratuit! Profitez-en 😉

À vos plumes!

un stylo plume sur une feuille couverte d'écriture

422737 / Pixabay

L’exercice de la semaine me semble évident! Prenez une méchante critique, qui vous a fait mal. Relativisez et ensuite, décortiquez-la suivant la méthode ci-dessus. Cela vous fera du bien à Muse mais aussi à Plume!

Voilà! Bon exercice!

En attendant le prochain article sur Muse, écrivez-moi ici si vous voulez des conseils plus personnalisés ou que je traite une question précise dans un article. Et pour en savoir plus sur la plume et le retravail d’une histoire, n’hésitez pas à télécharger mon livre: «Comment polir son roman pour en faire un diamant». Vous y découvrirez d’autres petits personnages.

Bonne chance à vous dans vos projets! ^-^

 

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6 commentaires sur “Comment survivre à une critique ou à un commentaire deux étoiles… puis progresser!
  1. Eleyna dit :

    Un petit nouveau. Je l’aime bien ce Vé, même si j’ai remarqué que je préférais me passer d’une histoire d’amour, ou de flots abondants de sang, pour garder l’histoire cohérente plutôt que faire plaisir au cerveau reptilien de certains. ^^

    Peut-on être vraiment objectif quand on commente ? Peut-être que la personne qui t’a commenté n’aime pas les triangles amoureux en général (trop vu, trop lu, trop cliché, trop irréaliste…), et a pu, par conséquent, avoir une perception négative de l’histoire dans son ensemble sans même en avoir conscience. Parfois, il suffit de peu pour changer le cadre de lecture. Et puis, comme elle a pu le préciser, elle avait certaines attentes, ton histoire n’y a pas répondu. Mais est-ce vraiment un manquement à ta promesse ou une mauvaise interprétation de celle-ci ? Aucun des deux je suppose, seulement une occasion manquée pour deux univers de se rencontrer. Malgré tout, ton histoire trouve son public (les autres commentaires sont bons), et je pense que c’est le plus important. 🙂

    En tout cas, article très encourageant pour ceux qui seraient démotivés par une mauvaise critique.

    • Ah! Je suis contente que Vé te plaise ^-^ bon il a une sale tête mais…
      Oui, le triangle amoureux peut-être rédhibitoire. J’hésite à l’annoncer en gros à la fin du résumé du bouquin: Warning! Triangle amoureux! Warning! Lol.
      Bon, en toute franchise, il pourrait être mieux construit.
      Blague à part, c’est très intéressant ce que tu dis. Oui, une rencontre entre un auteur et un lecteur c’est une rencontre entre deux sensibilités. Ça ne peut pas coller avec tout le monde même si certains ont le pouvoir de capturer un large public. c’est vrai qu’un seul commentaire ultra positif et sincère suffit à rebooster Muse pour une traversée du désert de 10 ans à naviguer entre de méchant commentaires 😉 Même si on ne touche qu’une personne, l’important, c’est cette rencontre, avoir le sentiment qu’on a apporté quelque chose à quelqu’un même si ce n’est qu’une seule personne. Quelque part, les écrivains, comme tout le monde, ont envie de se sentir utile, non?
      Et je ne peux qu’admirer ta ferme détermination de ne pas avoir recours à Vé ^-^
      Merci pour ton commentaire et bonne continuation dans tes projets!

  2. Killbeal dit :

    Il ne faut pas oublier qu’on n’écrit pas comme on lit. Il faut faire la part des choses et effectivement, prendre en compte les critiques constructives. Mais quand le livre est déjà passé entre les mains des bêta-lecteurs et est enfin publié, il ne faut pas non plus le réécrire. Ca passe ou ça casse. Il faut d’abord penser à son propre plaisir. C’est comme un album de musique. On sent quand c’est fait avec le coeur ou juste pour faire plaisir au label.

    • coucou ^-^ merci pour ta remarque.
      je pense que le vrai problème de mira est que j’ai eu des bêta lectrices trop coulantes. Et moi-même je n’ai pas été assez sévère avec ce texte. Mais après trois réécritures, on perd l’élan originel et cela commence à ne plus avoir de sens de retravailler. Mieux vaut passer à un autre projet!
      Et retrouver le plaisir du processus créatif!
      Tu as raison, c’est cela le plus important.

  3. Cécile SOLER dit :

    J’ai lu cet article, parce que je viens de me prendre les trois premières chroniques vraiment négatives sur Le rêve de Vanessa, mon premier bouquin. Mais j’aime bien ta façon de décortiquer ce qui se passe dans la tête du lecteur, parce que ça correspond vraiment à ce que je ressens moi-même, en tant que lectrice!
    A défaut de réparer les dégâts, ça explique le processus. Merci pour le partage.

    • Hello! Merci pour ton commentaire ^-^
      Oui, c’est difficile de panser une plaie comme celle-la. J’en sais quelque chose!
      Dis-toi juste que l’écriture et la lecture sont une histoire de longueur d’ondes qui s’accordent. Si on est pas sur la même longueur d’ondes, la rencontre ne se fera pas. C’est difficile d’être sur la longueur d’onde de tout le monde. Certains y arrivent mais ils sont très rares. Et ce n’est pas forcément ce que nous avons envie de faire.
      et puis, même une personne qui aurait pu adorer ton livre dans certaines conditions, dans d’autres, elle passera à côté. C’est comme ça. Moi, parfois, j’ai envie d’éclater des zombies. Dans un moment comme ça, il ne faut surtout pas me mettre dans les pattes une comédie romantique!

      Après, il faut prendre le côté objectif et utile des critiques pour progresser. Malheureusement, les gens sont capables de te dire: «je ressens quelque chose qui ne va pas» mais ils sont incapables de te préciser comment le réparer. Là, je viens de reprendre Mira, la bataille de l’eau. Je savais que le caractère de mon héroine était agaçant et changeant mais je ne voulais pas renoncer au triangle amoureux. J’ai fini par comprendre qu’il y avait une aberration très grave dans son comportement à un moment de l’histoire. Il m’a suffit d’intervertir deux scènes et « fixer » son comportement à partir d’un certain moment pour rendre les choses plus cohérentes. Bien sûr, je ne réinventerai pas la poudre, pas à ce stade, ce n’est pas vraiment possible et je n’en ai vraiment pas envie, mais c’est toujours ça de moins comme incohérence 😉

      J’avoue que cet article n’est pas très pratico pratique. Il faudrait que j’en fasse un avec les critiques fréquentes de lecteurs et les « correctifs » qu’ont peut apporter à une histoire pour la redresser. Encore faut-il établir cette liste ^-^

      En tout cas, bon courage à toi et continue à écrire!

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l'Écrivain Alchimiste qui vous aide à transformer vos histoires en or. À force de travail, j'ai compris que l'écriture est un Art Alchimique, un savant mélange de créativité, de méthodes et de confiance en soi. J'ai réuni mes conseils les plus efficaces dans un livret gratuit:«Comment polir son roman pour en faire un diamant».
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